Vanupié
Label : Non signé
World Reggae Ska
Fr. Paris
Vanupié.
Un curieux nom qui résonne comme une chaleureuse invitation au voyage, dans un univers musical oscillant entre reggae, soul et swing manouche.
Vanupié, c’est d’abord l’histoire d’un baroudeur, JC Dorado, chanteur & guitariste, qui décide en 2004 de quitter les sentiers battus pour se consacrer entièrement à la musique On dit que le pavé à Paris est le terreau des artistes ; JC Dorado ne s’y est pas trompé puisque son tout premier public a été celui du métro.
Chaque jour, ou presque, il vient avec un tapis d’herbe, un pied de micro, un micro, un ampli, une Taylor défoncée car il marque le tempo si fort que le bois menace de se fendre. Le lourd matériel est transporté sur un diable, fidèle depuis 7 ans. On est à Châtelet dans les couloirs du métro entre les RER et la ligne 14. Ici tout le monde le connaît : commerces alentours et passants, les agents RATP, les flics et les militaires s’arrêtent même pour le saluer et lui donner des pièces. L’été, quand il fait la tournée des plages, il n’est pas rare d’entendre dans les rangs « j’le connais lui, il chante tous les jours à Chât’let ! ». Car le pirate souriant, vêtu sobre, pieds nus et coiffé de longues dreads blondes, s’est donné « Rendez-vous » comme il le déclame dans une chanson avec le public le plus « Insaisissable », le plus capricieux et le plus pressé qui soit, chaque jour, même heure, même endroit. Alors que l’on s’empresse de rentrer chez soi après le travail, sa voix rauque et suave, son énergie teintée d’une joie communicative, impose de s’arrêter et d’écouter. L’accès aux couloirs est parfois bloqué car la foule s’amasse autour, intriguée, et la police doit, à contre cœur, intervenir.
800 000 personnes se pressent chaque jour dans la station Châtelet, la plus grande scène du monde. Nus pieds, face aux tapis roulant, Vanupié créé le buzz. Il se fait repérer par TF1 qui lui offre en 2008 un duo avec Keziah Jones diffusé au JT de 20h00. W9 à son tour lui propose en 2009 un prime où il reprend le titre « Walk away » de Ben Harper.
Un « Redemption Song » inspiré, un « Summertime » folklo’ et plébiscité… En parallèle de ses bijoux d’interprétation, il créé un répertoire bien à lui et construit son univers au fil de ses voyages. En 2004, il rencontre le saxophoniste et arrangeur Thomas Puybasset qui l’encourage dans son projet. Ensemble, ils forment un collectif autour de Vanupié. Avec 13 musiciens dont François Jeanin (Paris Combo), Daniel Casimir (Julien Loureau Groove Gang), ils partent enregistrer en Suisse. Il signe l’album « Vanupié » avec Productions Spéciales et prend la route pour un beau moment de tournée où il découvre un public conquis par les rythmes endiablés de ses 12 chansons, un public qui danse et chante avec lui « J’veux qu’on m’aime ! » ou « Laura », sur des mélodies notamment empruntées au jazz manouche.
En 2009, Jean-Christophe Dorado, alias Vanupié, d’abord bercé par les rythmes flamenco de son père, revient à ses premières amours : les sons chauds qu’il écoutait dans les îles, le groove des voix soul des années 70. Il se lance dans une nouvelle aventure avec « I-Land », un 5 titres purement reggae qu’il autoproduit avec un trio basse-batterie-guitare. La même année il rencontre les acteurs de Sophiane Tour qui l’aident désormais à développer son projet et le font tourner dans toute la France ; peu de temps après HutaMusic, séduits, l’accompagnent dans ses choix et le présente en résidence pendant 6 mois au Sentier des Halles.
Aujourd’hui Vanupié prépare un EP de 5 titres soul et reggae dont la sortie est prévue en janvier 2012. Du français à l’anglais, absolument libre dans ses choix et ses influences, il emportera vers des balades envoûtantes, des mélodies soul entraînantes, un a capella bien balancé et un swing affûté. Son style et son unité ? Certainement sa voix surprenante et son groove !