Namasté
Label : Moonkeys Music
Chanson française
Fr. Colombes
Namasté. Cette formule de salutation employée en Inde et au Népal était jusqu’ici connue des seuls adeptes de la
méditation transcendantale. Aujourd’hui, la confusion n’est plus permise : Namasté est avant tout le nom d’un groupe en route pour changer la face de la pop hexagonale. Absurde, cette prédiction ? Ni plus ni moins que le single du même nom, grâce auquel ledit groupe a su, au moment où sort son EP chez Believe Digital, séduire le jury de l’édition 2011 du tremplin « Lance-toi en live » et s’ouvrir ainsi les portes de la tournée Ricard S.A Live Music. Mais ce titre façonné dans un moule aux contours du meilleur des musiques noires n’est pas tombé du ciel ou de l’escarcelle d’un producteur branché : il est le fruit de pas moins de cinq ans de travail, de rencontres et de remises en question.
Tout commence en 2005 lorsque Raphaël Cornet (guitare/chant), de retour d’un voyage initiatique en Inde, retrouve Kenzo Zurzulo (claviers), ami d’enfance avec lequel il rêve depuis l’âge de 10 ans de marcher dans les traces de Ray Charles, The Roots et Finley Quaye. C’est le temps des ébauches, des lineups dont les membres ont l’air de jouer aux chaises musicales et déjà, une identité se dessine. Une identité composite où se carambolent phrasés entre chanson et hip hop tout en douceur, et arrangements jazzy sur des mélodies pop/soul, dont la force et la cohérence sautent d’emblée aux oreilles du public. Après s’être produit dans tout ce que Paris compte de cafés-concerts, Namasté sort ainsi vainqueur d’un tremplin à l’Elysée Montmartre en 2008 et goûte dans la foulée au frisson des grandes scènes en montant sur celle du Taubertal en Allemagne. Une première étape qui, loin de tourner la tête de ces musiciens généreux, agit comme un déclencheur. L’année suivante, Namasté trouve sa forme définitive avec Benoît Dordolo à la basse, Octavio Angarita au violoncelle et Reda Samba à la batterie.
Le groupe enchaîne alors les concerts et commence à se bâtir une solide réputation. Remarqué à la Boule Noire, au New Morning ou encore au Point Ephemere grâce à son énergie, contagieuse, à la technique de ses membres, impressionnante de maturité et à son aisance, Namasté ponctue cette montée en puissance scénique d’une prestation enflammée devant les milliers de spectateurs du festival Solidays. Alertés par le bouche-à-oreille, les professionnels s’intéressent à leur tour au phénomène : la petite troupe décroche alors le prix « Paris Jeunes Talents » en 2010, avant de remporter le concours « Lance-toi en live » en 2011 et de se voir offrir dans la foulée un contrat de distribution numérique par Believe Digital.
Ce contrat, ils l’inaugureront avec « L’Absurde », un EP qui, porté par l’irrésistible single éponyme, dévoile un groupe à
l’enthousiasme communicatif, aussi à l’aise dans le gospel au ralenti (Patience) que dans le funk bilingue chauffé à blanc (Imaginarium) ou le hip hop orchestral et soulful à la Aloe Blacc (Papa). L’occasion de remarquer que si les graines n’ont pas changé, les fleurs qui en ont éclos n’ont plus la fragilité et la naïveté propres aux «jeunes talents». Fort de cette nouvelle carrure, et en passe d’infuser, sous les oreilles aiguisées de Julien Doré et Puggy, sa bonne humeur et son groove aux dizaines de milliers de spectateurs du Ricard S.A. Live Music Tour, Namasté va mettre tout le monde d’accord en 2011.