ELISTA
Label : Wagram
Pop Rock Folk
Fr. Paris
Après cinq ans d’absence, Elista est de retour, et conserve sa singulière géométrie : deux compositeurs-interprètes, François Nguyen et Thomas Pierron, un parolier, Benjamin Peurey, (qui accompagne le groupe en tournée mais ne monte jamais sur scène), et un batteur, Marc Mallia. Ces quatre-là se connaissent depuis les bancs de l’école, et partagent l’aventure Elista depuis bientôt dix ans aujourd’hui. « On a fait trois albums jusqu’ici », sourit Benjamin, « parce qu’on aime se faire désirer. »
Flashback : en 2003, Debout, premier single d’Elista, investit les radios (FIP, Europe 2…) avant même que le groupe n’ait de maison de disques ; depuis quelques années déjà, la formation peaufine ses démos sur un quatre-pistes analogique avec un soin quasi-maniaque. Logiquement, le premier album du groupe, un album éponyme, sort dans la foulée ; Elista entame alors une tournée d’une centaine de dates. « Ce sont ces concerts qui nous ont donné envie de faire un deuxième album plus rock, où on sentirait l’énergie des concerts », anticipe François ; « on s’était découverts en tant que groupe et on voulait que ça se sente. » Produit entre autres par Dimitri Tikovoï, producteur de Placebo, La Folie Douce, deuxième album d’Elista, sort donc en 2006. Il est emmené par les singles Dès Le Départ, Dès Le Début et Les Hommes Ordinaires, qui gagnent eux aussi les playlists des radios (France Inter, Ouï FM, Le Mouv’…). Et Elista de repartir aussitôt en tournée. « A cette époque, en plus de nos dates en tête d’affiche, on a fait des premières parties à l’Olympia, au Zénith », se souvient Thomas. « C’est avec ce disque, que l’on a pu confirmer l’affection particulière que l’on a pour le live, et trouver un équilibre dans notre façon de composer. »
« Avec L’Amour la Guerre & l’Imbécile, notre nouvel album », explique Marc, le batteur, « nous nous sommes davantage rapprochés de l’atmosphère de notre premier disque ; nous sommes revenus à des chansons plus pop, plus acoustiques aussi. » Cet album, le groupe l’a en effet voulu plus apaisé. Car Elista n’aime rien de plus que prendre, chaque fois, le contrepied de ce qu’il a accompli précédemment. D’où la teneur radieuse de la nouvelle livraison, qui, si elle conserve une forme d’urgence propre au groupe, éclaire ses chansons d’un rayon de soleil. Le résultat est là : précis et plein de fraîcheur, virtuose et généreux, narratif et immédiat, L’Amour la Guerre et l’Imbécile, le troisième album d’Elista, s’en va réconcilier les irréconciliables, et montrer ses auteurs sous un jour inédit. Un jour de grand beau temps.